Mercredi 17 août 2011
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Dans nos articles précédents, ainsi que dans notre livre (disponible gratuitement ici), nous avons souligné les facettes fascistes et antisémites de Raoul
Follereau que ses héritiers d'aujourd'hui, la Fondation Raoul Follereau, souhaiteraient faire oublier.
Ainsi avons-nous largement développé les relations particulières nouées par Raoul Follereau avec, entre autres :
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Mussolini, l'inventeur du fascisme,
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Charles Maurras, celui du nationalisme intégral et théoricien des concepts de France
et d'Anti-France,
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Henry Coston, le directeur hitlerophile de La Libre Parole,
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ou encore Xavier Vallat et Louis Darquier de Pellepoix, tous deux députés antisémites,
futurs Commissaires aux Questions Juives du régime de Vichy,

-
le Maréchal Pétain, que l'on ne présente plus,
Un nouveau document a été porté à notre connaissance.
Il s'agit d'un article de presse qui démontre, une fois de plus, la proximité de Raoul Follereau avec divers éléments
fascistoïdes français des années trente (journal Le Matin, daté 11 septembre 1935 disponible gratuitement ici, cf. page 2).
Cet article, intitulé "Une manifestation franco-italienne à la salle Wagram" relate brièvement la tenue d'une
conférence organisée pour célébrer l'amitié franc-italienne, conférence à laquelle Raoul Follereau participe en qualité d'orateur.
Outre Raoul Follereau et divers représentants italiens, les intervenants français cités sont :
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Philippe Henriot, membre des Jeunesses Patriotes, futur figure de proue de la collaboration et du régime
de Vichy dont il deviendra le talentueux secrétaire d'État de l'Information et de la Propagande. Il sera exécuté par la Résistance.
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Roger de Saivres, principal fondateur des Phalanges universitaires des Jeunesses patriotes dont il
devient le commissaire général, puis membre des Jeunesses Patriotes et rédacteur en chef de son journal National ; théoricien de la Révolution Nationale, Roger de Saivres fondera en
octobre 1940 une organisation de jeunesse, la Jeunesse de France et d'Outre-mer qui entend mener une action révolutionnaire fondée sur une rhétorique et une geste franchement activistes,
autoritaires, xénophobes, antisémites et anticommunistes. Il deviendra en juillet 1941 chef adjoint du cabinet civil du Maréchal Pétain chargé de la Jeunesse,
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Jean-Pierre Maxence, journaliste et écrivain d'extrême-droite, adhérent au mouvement Solidarité
française, futur soutien de la Révolution Nationale du Maréchal Pétain, en fuite en Suisse au moment de la Libération, il sera condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés,
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Philippe de Zara, mussoliniphile, secrétaire général du Comité France-Italie.
Et c'est sans parler du service d'ordre qui était assuré, ce soir-là par des groupement du front national (le front
national était, à l'époque, une coalition destinée à rassembler les principaux mouvements dits nationaux) :
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Solidarité française, mouvement créé par René Coty qui se faisait appeler le
« Duce français »et emprunta aux fascistes italiens le défilé au pas cadencé, le port de l'uniforme - la chemise bleue - et salut « à l'antique »,
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Jeunesses Patriotes, mouvement fascistoïde, d'inspiration bonapartiste et mussolinienne,
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Camelots du Roi, émanation de l'Action Française de Charles Maurras.
Ce délicat aréopage, Raoul Follereau inclus, achève la réunion sur cet émouvant acte de foi : "À l'Italie de Garibaldi,
de d'Annunzio et de Mussolini, ils répondent «présent» ".